« Viviamo in Armonia con la Natura »


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« Viviamo in Armonia con la Natura » peut-on voir sur les entrées du Parc National des Abruzzes. Une telle devise a été oubliée depuis longtemps en France et je ne connais pas un parc ou une réserve qui ose pavoiser ainsi chez nous!

C’est la cinquième année que je vais vivre et résonner au son du brame dans ce magnifique parc. En revenir est chaque fois un déchirement, mais encore plus cette année.

Je suis parti avec le ferme espoir d’observer plus longuement, et dans de meilleures conditions que l’an dernier, les mythiques mais très discrets loups des Apennins. Depuis plusieurs mois, des informations filtrent me portant vers des rêves de belles rencontres.

Les amis montagnards que je retrouve sur place sont dans le même état fébrile que moi. Thierry, Didier, Laurent, Morgane et Eric, sans oublier Sophie et ses précieux conseils, mettrons en communs leurs expériences, passions et ténacités pour rassembler toutes les chances de rencontre de notre côté. Fabien alias « Eliot et les loups », pour les initiés, m’apportera son aide précise pour orienter les recherches.

Et des rencontres il y en a eues, et pas seulement avec les Maremmes, chiens de protection locaux !!! Bien sûr au prix de longs affûts inconfortables, de nuits très courtes et de dénivelés très hard .Pendant 5 jours nous avons pu observer une meute se repaitre sur une carcasse de mule.

Une autre fois, les assauts au cours d’une brame ont été fatals à un cerf. Le relief où avait eu lieu le combat, avec ses vires abruptes, conjugué à l’épuisement, a eu raison de l’équilibre de l’animal qui a fait une chute mortelle. Triste fin pour un éventuel reproducteur mais quelle aubaine pour les prédateurs équarrisseurs ! Je vous soumets quelques images souvenir de ce fabuleux automne 2016.

Au pays de Dracula.13/08/2016

046-2Enfin nous voilà partis. Après une année de contacts et gestion de pas mal de problèmes d’intendance, arrive la concrétisation d’un rêve. Je vais bientôt toucher les Carpates et commencer mes repérages.

Mais avant d’atteindre la Roumanie, quel périple ! Partis de Perpignan, il nous a fait longer les rives nord de la Méditerranée en traversant l’Italie, la Slovénie et La Hongrie. Après 2 jours de voyage, c’est l’arrivée à Pradeal, à 30 km de Brasov, le cœur des Carpates. Ah oui, pourquoi deux jours de voyage pour « seulement » 2400km ? C’était en bus. J’ai voulu vivre l’aventure dès le départ ! Il fallait ça pour se préparer à la Transylvanie.

Si j’ai opté pour la Roumanie, c’est que le pays abrite la plus dense population d’ours (entre 4 et 6 mille), quelque 2000 loups et autant de lynx. C’est certainement le seul héritage positif de la dictature Ceausescu : l’interdiction de la chasse populaire a grandement favorisé la faune sauvage. Par contre les 100 000 chiens errants estimés, posent un sérieux problème aux écosystèmes naturels, même si pour 20%, ils sont au menu des loups.

Me voici donc, près de Brasov, au cœur de la plus important population ursine du pays. Pour une petite visite dans le Parc de Bucegi grande réserve de Faune sauvage, un contact local, non spécialiste, m’accompagne. La prospection est prudente. Nous restons sur les pistes ; s’aventurer en forêt reste, paraît-il, assez risqué !!!

Les premiers indices de présence sont rapidement découverts : arbres griffés, poils collés aux écorces, empreintes nombreuses fèces. Mais pas de contact direct, donc pas de photo. De toute façon, mon matériel ne pouvait être embarqué dans le bus, au risque d’avoir quelques complications…

C’est après quelques jours, et encore de nuit, à proximité du village où nous résidons, que je croisai enfin le regard envoutant de l’ours tant convoité. Instant fugace mais combien magique ! Il s’était aventuré dans le quartier pour fouiller les poubelles. Une piètre photo avec compact sera la seule trace concrète.

Mais que de potentialités ! Déjà s’ébauche dans ma tête le projet d’un prochain voyage, ciblé, et avec matériel, et là….

Visite chez les Ariégeois !!!!!

   Depuis un petit moment une petite idée me trotte dans la tête: aller  photographier des chevreaux d’isards dans la Réserve d’Orlu. Cette réserve nationale est juste de l’autre côté de la crête des Camporells, secteur que je fréquente régulièrement. C’est le haut d’une vallée très préservée. La faune et la flore y sont riches et bien représentatives des Pyrénées.
Strictement surveillée, des autorisations spécifiques sont nécessaires pour sortir des sentiers balisés. Il faudra donc en obtenir une!
    Mes premiers contacts seront avec le brigade de L’ONCFS d’Orlu; je suis orienté vers différents services et c’est finalement c’est à  Pierre Menaut, directeur de la réserve que je peux détailler mon projet. Son équipe est justement en pleine campagne de capture d’Isards depuis début Mai pour marquage et pose de collier GPS.
Le suivi de la population de cet ongulé est une préoccupation majeure de son service.
    Il me propose d’accompagner son équipe et de faire la couverture photo de leur action. C’est trois jours que je vais passer en montagne à assister à leur travail. Un seul isard, le trentième de la saison, un record,  sera capturé et équipé. Quel moment intense!
 
    Pour ces 3 jours magnifiques passés  avec une super équipe, je remercie Kevin Foulché, Pierre Menaut , Philippe  Xeridat , Olivier et tous les stagiaires et tout particulièrement Hervé, chef de la brigade départementale des Pyrénées-Orientales
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A la rencontre de « Maria Blanca »

Au début du printemps, depuis deux ans, nous faisons des repérages pour trouver le meilleur « spot » où observer le vautour percnoptère. Et c’est un rassemblement d’une trentaine de ces « Maria Blanca », comme disent les Béarnais, que nous avons observé. Exceptionnel pour ce vautour des plus menacés. Milans noirs et royaux, vautours fauves ou cigogne viennent parfois les accompagner. Après un accord difficilement négocié avec le propriétaire du massif et quelques kilomètres sinueux dans la montagne nous voici chez eux. Deux jours d’affût avec des conditions météo limites, pluie et faible lumière, seront finalement récompensés dans les deux dernières heures. Un spectacle exceptionnel pour nous, avec un minimum d’une vingtaine d’individus, dont beaucoup d’immatures, qui viennent tourner, se poser et finalement choisir leur dortoir pour la nuit. Énorme! Tant dans le plaisir de l’observation des comportements, avec des rapports hiérarchiques, que bien sûr, dans celui du captage des attitudes. Deux heures magiques qui me hanteront longtemps.
 

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Un géant est parti.

Un soir de ce début mars le téléphone sonne. C’est mon ami Gilles de l’ ONCFS. Mauvaise nouvelle: il m’annonce qu’on a retrouvé à Villefranche de Conflent, dans la vallée de la Têt (66), un Gypaète adulte mâle mort sur un chemin. Incroyable! Il y a quelques jours encore on était en surveillance de son aire.
J’ai suivi ce couple pendant des années. J’ai vu les partenaires s’accoupler, changer l’emplacement de leur aire certaines années, fait le suivi de la couvaison puis les soins portés au poussin les bonnes années. Et ces dernières semaines j’ai certainement croisé leur dernier descendant.
C’est une grosse perte dans le processus de recolonisation du massif et au-delà. C’était le couple le plus reproducteur de toutes la chaine des Pyrénées. Pire encore, le poussin né depuis quelques jours grandissait bien. L’absence de son père lui a été fatale car la femelle l’a abandonné. Quelle tristesse! Il ne reste plus qu’à souhaiter que les analyses en cours ne révèlent pas un acte malveillant et que ce coup d’arrêt ne soit imputable qu’à un aléa naturel.
Je l’ai longtemps et souvent regardé évoluer au-dessus des cimes sans lever mon objectif, uniquement en contemplation. Maintenant, seuls les souvenirs de ce géant fabuleux hanteront ma mémoire.
 
Adieu, il y avait plus que de la curiosité naturaliste envers toi!

 

Vamos chez les Capra Iberique

Une petite idée me trotte depuis longtemps dans la tête: aller voir les bouquetins ibériques!
Après avoir pris quelques infos dans différents services, me voila parti avec mon ami naturaliste et photographe Maurice .www.flickr.com/photos/21913107@N04/
Direction la région de TORTOSA dans le Parc del Ports-Beceite, sur le Mont Caro, point culminant à 1442 mètres.
C’est là où on trouve une des plus grandes populations de Bouquetins ibériques entre 4 et 5 mille individus.
Les plus gros mâles sont chassé pour leur trophées. Des gens viennent du monde entier pour cela.
Un trophée peut atteindre 5 000 euros. Bien dommage car ces animaux sont superbes !!
Tout cela pour dire que les animaux sont souvent très craintifs et l’approche parfois très dure alors que leur réputation était d’un accès facile.
Après 2 jours de repérage et d’approche, nous localisons un petit groupe qui se laisse approcher.
Le terrain, très accidenté et escarpé, rend l’approche difficile et hasardeuse. Rien à voir avec le Bouquetin des Alpes.
Nous finirons notre périple dans l’énorme Delta de l’Ebre, en grande partie consacré à la riziculture. Saison peu propice à l’observation des oiseaux. Peu d’oiseaux accessibles car les rizières sont hors d’eau et la chasse encore ouvert
 
 
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Remerciements!!!

image001DSCN1310 (3)La découverte du site http://pyrenees-monde-sauvage.com/ consacré à la faune sauvage des Pyrénées est pour l’Office National de la Chasse et Faune Sauvage 66 l’occasion de rendre hommage au travail accompli par Alain. Ses photos traduisent sa passion et sa quête insatiables des espèces sauvages les plus emblématiques de nos massifs. Il nous a séduits par son respect de leur environnement tout en cherchant la plus grande proximité avec les biotopes les plus extrêmes. Nous saluons son investissement tenace et impliqué de bénévole. Il se poursuit depuis plus de vingt ans au travers des nombreux comptages de grands mammifères ou de galliformes de montagnes, de suivis de prédateurs et d’entretien de placettes de nourrissage de rapaces nécrophages. Que tes photos, Alain, continuent à nous enchanter et prolongent les instants fugaces vécus dans nos mission

Virée dans les Alpes

Avec cet été indien qui se prolonge mon ami grand montagnard et connaisseur du Canis Lupus m’invite chez lui dans une haute vallée des Alpes. Camion chargé et hop parti.
Pendant une semaine nous décidons de suivre l’espèce. Nous visionnons quelques vidéos prises par piège photo et faisons du repérage.
Nous allons suivre leur piste, rechercher leurs fèces et leur passages.
Certains passages empruntent des cols à 2500 m pour changer de vallée. Une semaine haletante avec beaucoup de dénivelés. Au regard des pressions de toutes sortes, avec la complicité de l’état, nous nous sommes heurtés à la légendaire discrétion de l’espèce. Difficile pour les images !!!105 (4)

Les derniers frémissements de l’automne.

Les chaudes couleurs automnales vont bientôt tirer leur révérence, petit moment à immortaliser, et céder la place aux premiers flocons. Les plus hautes pentes du Canigou vont se saupoudrer de blanc.
Les Isards commencent à regagner leurs quartiers hiver et les boucs commencent à avoir des poussées d’hormones, à marquer un territoire et surveiller leur harem. Chaque intrus mâle sera poursuivi dans des courses effrénées. Les animaux vont bientôt devoir affronter les rudes conditions des longs mois d’hiver, jour et nuit. Ils sont  là et y vivent.
Pensez y quand vous êtes en montagne, vous, super équipés contre le froid. On est chez eux!!! Respectons leur domaine.042 (5)