Un géant est parti.

Un soir de ce début mars le téléphone sonne. C’est mon ami Gilles de l’ ONCFS. Mauvaise nouvelle: il m’annonce qu’on a retrouvé à Villefranche de Conflent, dans la vallée de la Têt (66), un Gypaète adulte mâle mort sur un chemin. Incroyable! Il y a quelques jours encore on était en surveillance de son aire.
J’ai suivi ce couple pendant des années. J’ai vu les partenaires s’accoupler, changer l’emplacement de leur aire certaines années, fait le suivi de la couvaison puis les soins portés au poussin les bonnes années. Et ces dernières semaines j’ai certainement croisé leur dernier descendant.
C’est une grosse perte dans le processus de recolonisation du massif et au-delà. C’était le couple le plus reproducteur de toutes la chaine des Pyrénées. Pire encore, le poussin né depuis quelques jours grandissait bien. L’absence de son père lui a été fatale car la femelle l’a abandonné. Quelle tristesse! Il ne reste plus qu’à souhaiter que les analyses en cours ne révèlent pas un acte malveillant et que ce coup d’arrêt ne soit imputable qu’à un aléa naturel.
Je l’ai longtemps et souvent regardé évoluer au-dessus des cimes sans lever mon objectif, uniquement en contemplation. Maintenant, seuls les souvenirs de ce géant fabuleux hanteront ma mémoire.
 
Adieu, il y avait plus que de la curiosité naturaliste envers toi!

 

Vamos chez les Capra Iberique

Une petite idée me trotte depuis longtemps dans la tête: aller voir les bouquetins ibériques!
Après avoir pris quelques infos dans différents services, me voila parti avec mon ami naturaliste et photographe Maurice .www.flickr.com/photos/21913107@N04/
Direction la région de TORTOSA dans le Parc del Ports-Beceite, sur le Mont Caro, point culminant à 1442 mètres.
C’est là où on trouve une des plus grandes populations de Bouquetins ibériques entre 4 et 5 mille individus.
Les plus gros mâles sont chassé pour leur trophées. Des gens viennent du monde entier pour cela.
Un trophée peut atteindre 5 000 euros. Bien dommage car ces animaux sont superbes !!
Tout cela pour dire que les animaux sont souvent très craintifs et l’approche parfois très dure alors que leur réputation était d’un accès facile.
Après 2 jours de repérage et d’approche, nous localisons un petit groupe qui se laisse approcher.
Le terrain, très accidenté et escarpé, rend l’approche difficile et hasardeuse. Rien à voir avec le Bouquetin des Alpes.
Nous finirons notre périple dans l’énorme Delta de l’Ebre, en grande partie consacré à la riziculture. Saison peu propice à l’observation des oiseaux. Peu d’oiseaux accessibles car les rizières sont hors d’eau et la chasse encore ouvert
 
 
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Remerciements!!!

image001DSCN1310 (3)La découverte du site http://pyrenees-monde-sauvage.com/ consacré à la faune sauvage des Pyrénées est pour l’Office National de la Chasse et Faune Sauvage 66 l’occasion de rendre hommage au travail accompli par Alain. Ses photos traduisent sa passion et sa quête insatiables des espèces sauvages les plus emblématiques de nos massifs. Il nous a séduits par son respect de leur environnement tout en cherchant la plus grande proximité avec les biotopes les plus extrêmes. Nous saluons son investissement tenace et impliqué de bénévole. Il se poursuit depuis plus de vingt ans au travers des nombreux comptages de grands mammifères ou de galliformes de montagnes, de suivis de prédateurs et d’entretien de placettes de nourrissage de rapaces nécrophages. Que tes photos, Alain, continuent à nous enchanter et prolongent les instants fugaces vécus dans nos mission

Virée dans les Alpes

Avec cet été indien qui se prolonge mon ami grand montagnard et connaisseur du Canis Lupus m’invite chez lui dans une haute vallée des Alpes. Camion chargé et hop parti.
Pendant une semaine nous décidons de suivre l’espèce. Nous visionnons quelques vidéos prises par piège photo et faisons du repérage.
Nous allons suivre leur piste, rechercher leurs fèces et leur passages.
Certains passages empruntent des cols à 2500 m pour changer de vallée. Une semaine haletante avec beaucoup de dénivelés. Au regard des pressions de toutes sortes, avec la complicité de l’état, nous nous sommes heurtés à la légendaire discrétion de l’espèce. Difficile pour les images !!!105 (4)

Les derniers frémissements de l’automne.

Les chaudes couleurs automnales vont bientôt tirer leur révérence, petit moment à immortaliser, et céder la place aux premiers flocons. Les plus hautes pentes du Canigou vont se saupoudrer de blanc.
Les Isards commencent à regagner leurs quartiers hiver et les boucs commencent à avoir des poussées d’hormones, à marquer un territoire et surveiller leur harem. Chaque intrus mâle sera poursuivi dans des courses effrénées. Les animaux vont bientôt devoir affronter les rudes conditions des longs mois d’hiver, jour et nuit. Ils sont  là et y vivent.
Pensez y quand vous êtes en montagne, vous, super équipés contre le froid. On est chez eux!!! Respectons leur domaine.042 (5)
 
 
 

 

Retour d’Italie

 Chaque année, au mois de Septembre, le goût de l’aventure me pousse dans le Parc des Abruzzes. C’est une région magique pour tout naturaliste. Les habitants, privilégiés, vivent dans une certaine harmonie, sans conflits, au plus proche de l’ours marsicain, non loin des loups et pourtant dans une région de tradition pastorale. Les montagnes de ces contrées sauvages sont aussi propices à de belles rencontres humaines…Sophie, Eric, Fabien, Vincent et les autres en plus des observations naturalistes rares. Et comme on dit aussi dans ces contrées transalpines…..tout peut arriver!
J’espère que les quelques photos sélectionnées sauront traduire les émotions que j’ai pu ressentir.
Et n’hésitez pas à laisser vos commentaires.
 
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La saison des comptages

  Nous sommes au cœur de l’été et vont débuter les comptages des Galliformes de montagne: grands tétras, lagopèdes, perdrix grises des Pyrénées. Comme les années précédents, je me joins aux techniciens de l’ONCFS pour évaluer les populations et leurs succès de reproduction. Ces espèces sont en déclin et parfois chassables; une connaissance précise de l’état des populations est indispensable.
    C’est souvent après de longues heures de marche, parfois sur deux jours en haute montagne, que nous pistons les lagopèdes. Des chiens d’arrêt, spécialisés dans la recherche de ces espèces, nous accompagnent. Dans des conditions souvent  difficiles, sur des pentes raides, caillouteuses et instables, parfois sous de fortes chaleurs, leur travail formidable et méthodique fait l’objet de toutes nos attentions.
    Les Lagopèdes choisissent souvent les remises les plus retirées et inaccessibles. Le flair subtil de nos collaborateurs à quatre pattes nous permet parfois de les repérer. Dans certains cas, lorsque la compagnie est localisée, des captures permettent la pause de petits émetteurs. Ainsi, lorsque les « lagos » seront tout emplumés de blanc et des plus discrets dans les premières neiges d’automne, il nous sera possible de déjouer leur incroyable mimétisme et de les suivre à distance sans les importuner.
 

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Nécrophages aux Gorges de la Fou

La Réserve de Prats de Mollo-La Preste a mis en place une petite exposition sur les oiseaux Nécrophages pour tout l’été aux Gorges de la Fou (Arles sur Tech-Corsavy, 66). L’objectif est de sensibiliser le public à l’utilité de ces rapaces souvent mal aimés. Les  photos sont accompagnées de maquettes d’oiseaux grandeur nature, de films et commentaires didactiques sur la reproduction du Vautour Percnoptère qui niche à proximité. Si vos pérégrinations estivales vous mènent jusque dans cette magnifique vallée des Pyrénées-Orientales, faites le détour.   Vous y retrouverez quelques unes de mes images ainsi que
celles de quelques amis locaux005